
La frustration : dans l’amphithéâtre, année après année, nous constatons que les étudiants utilisent des outils d’intelligence artificielle de plus en plus fréquemment, mais avec une compréhension de plus en plus fragile de leurs mécanismes, de leurs limites et des implications éthiques de cet usage. L’IA générative a démocratisé l’accès à la connaissance, mais elle a tout autant démocratisé l’accès à une désinformation plausible.
Le résultat est un paradoxe que l’on peut appeler l’illusion de compétence : l’étudiant qui a utilisé une plateforme LLM pour générer une introduction aux accents académiques, mais qui ne peut pas
L’espoir : qu’il existe une voie médiane — que l’IA puisse être un remarquable outil de productivité intellectuelle sans se substituer à la pensée critique, que la transparence puisse devenir une norme culturelle dans le milieu académique roumain, et que les étudiants d’aujourd’hui puissent devenir les chercheurs intègres de demain précisément parce qu’ils ont compris, à temps, ce qu’un modèle de langage peut et ne peut pas faire.
À qui s’adresse ce projet ? Aux étudiants de dernière année qui préparent leur mémoire de licence ou de master, aux doctorants, quel que soit le stade de leur recherche, et à tous ceux qui cherchent un cadre de référence pour une utilisation responsable de l’IA et qui souhaitent intégrer les outils d’intelligence artificielle dans leur flux de travail académique sans compromettre l’intégrité scientifique.
La participation au projet ne requiert pas de connaissances techniques avancées en intelligence artificielle. Aucune formule mathématique, aucune architecture de réseau neuronal ni aucun code source n’est enseigné.
Vous y trouverez en revanche une compréhension fonctionnelle du fonctionnement des modèles de langage génératifs — suffisante pour les utiliser de manière stratégique et pour reconnaître les erreurs qu’ils produisent inévitablement.